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Déc
decembre-petit

J’ai simplement dit “non merci”. J’avais imaginé que ça passerait inaperçu : j’avais été con. Tout le monde a arrêté de parler d’un coup. On entendait plus que l’ours en peluche qui chantait “New York New York” quand on lui serrait la patte et que mes neveux ne lâchaient plus. “Pourquoi tu veux pas de foie gras ?” Il fallait bien que je réponde. J’avais vu un documentaire, voilà. Ça m’avait définitivement coupé l’envie. Je voulais convertir personne. Ça valait pas le coup de déclencher une guerre atomique. Mon oncle a haussé les épaules. Ma tante s’est vexée. Mon père a pouffé. Ma grand-mère a rien dit, elle avait rien compris parce qu’elle est sourde. Mes cousins se sont foutus de moi alors j’ai rigolé avec eux. Ils ont insisté et là j’ai commencé à avoir les abeilles. Finalement on s’est engueulés comme des moules dans une cocotte. J’ai parlé des oies, des cochons, du fromage bio, on a dévié sur la corrida, la sécu, la télé, le socialisme, la Syrie et la vaccination aux États-Unis.

“Start spreading the news, I’m leaving today, I want to be a part of it, New York New Yoooooork.”

Le nouveau western

Aurélien bricole tous les mois une micro-nouvelle avec des morceaux de lui et des bouts de nous. Un western moderne en mille épisodes, sans colt ni cheval mais avec une pompe à vélo et une clé USB toujours trop petite.
Nathalie gribouille une illustration en parallèle avec tout ce qui lui tombe sous la main… et le tour est joué : vous trouverez la version papier de nos cartes postales dans les lieux qu’on aime à Lyon, chez Bureaubureau ou encore dans les poches des auteurs qui seront toujours prêts à vous en refiler quelques-unes.

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